TNBA - Centre Dramatique National

théâtre du port de la lune - TNBA

construction neuve et réhabilitation

à bordeaux

3 000 000 € HT - 2 847 m2

2000 > 2003

mairie de bordeaux

baudin-limouzin architectes

Implantée sur la totalité d'un îlot du quartier Sainte-Croix, l'opération s'inscrit dans le cadre d'un environnement historique fortement préservé. Une scénographie jouant de contrastes entre conservation choisie, obligation de conservation, insertion douce et contemporanéité affirmée se développe de façon alternée, égrenant les séquences au niveau de la périphérie du théâtre. Extension de l’espace public, ouvert sur la place, le hall, frontal, contient le restaurant, le bar, la billetterie, la salle d’accueil, de réception, de consultation, en un volume transversal continu, pensé comme un réceptacle perméable aux échanges. Dans la profondeur du projet, les nouvelles fonctions s’ajoutent à celles déjà présentes, réorganisant le tout autour d’une cour centrale, partiellement abritée, agrémentée de passerelles, de liaisons verticales et de terrasses en cascade.

Depuis la Place Renaudel, la massivité frontale de la façade affirme la présence du THEATRE dans le quartier, dans la ville et répond au besoin de "clore" et de qualifier cette place. La façade de calcaire surhaussée de bois et percée de vitrages laisse lire sa structure, ses strates, ce qu’elle était et ce qu‘elle est, son épaisseur, et dans son épaisseur, LA LUNE (du port), capturée, tapie la journée, révélation magique à la tombée du jour.

Cette façade sur la place se veut être ouverte en rez-de-chaussée, perméable, en rapport direct avec les différentes activités d'accueil Hall, Restaurant, Expo, Librairie, ... Elle laisse percevoir l'amorce d'un prolongement visuel et physique vers l'intérieur, vers l’univers de la création, l’univers complexe d'artisans en action. « La capacité de compréhension et d'adaptation aux espaces des utilisateurs nous a conduit à ne pas livrer un "bâtiment neuf" mais à conjuguer par le biais "d'inclusions" les différents éléments du programme. Ces inclusions conduisent à des caractères diversifiés de bâtiments, qui engendrent un rapport de hiérarchisation - une lecture simple dans un cadre complexe- des espaces et des fonctions. Ces inclusions de formes contemporaines traitées en matériaux bruts (béton banché, bois, cuivre) au sein d’un environnement bordelais classique nous ont paru être les plus ajustées au maintien d’un équilibre ambiant. Dans les hauteurs, côté place, sont répartis les différents bureaux, salles de réunion et loges.

L’intérieur du programme contient l’Atelier, petite salle de travail et de représentation, dont le plateau du fait de ses dimensions et de sa disposition spatiale dans le projet, permet de répéter dans les mêmes conditions que dans la salle principale, et de transvaser directement les décors d'un plateau à l'autre. Ce plateau est accompagné d’une régie (intégrée), d’un atelier de décors (mitoyen), et en relation avec les différentes loges.

Depuis la Rue du Port, une entrée, des artistes, des techniciens, des élèves, permet l’accès fonctionnel de service vers la cour, véritable coeur du TNBA. Elle est la respiration indispensable, pour s’extraire des ambiances confinées de travail. Cet espace polyvalent permet la circulation des personnes et du matériel, les mouvements et les haltes, la ventilation des idées. Elle est à la fois un prolongement du hall, un accès à la salle de répétition, une entrée et (ou) sortie pour les personnes à mobilité réduites de la salle Jean Vauthier, un espace couvert et lumineux desservant toutes les zones intérieures de travail et conduisant directement aux deux foyers (artistes, techniciens). Dans cette cour pousse de la végétation, parfois, il y pleut, il y fait froid, ou trop chaud.

gymnase accompagné de 4 logements de fonction

gymnase accompagné de 4 logements de fonction

construction neuve - bâtiment QE - agenda 21

à bordeaux

2 730 100 € HT - 1 905 m2

2011 > 2015

conseil général de la gironde

baudin-limouzin architectes

La construction de cet équipement sportif et des logements de fonction accompagne la récente réalisation du collège Aliénor d’Aquitaine à Bordeaux. Un lien formel évident, qui se traduit par la reproduction du vocabulaire employé - texture des façades lisses, couleur blanche, angles adoucis - a été tissé entre les deux édifices. La place André Meunier, espace public en proie à de multiples transformations, a perdu de son ordonnancement classique originel. A l’appropriation « forcée » d’une partie située au Nord-Ouest par l’IUT de journalisme, vient s’ajouter désormais, les bouches d'un parking souterrain en construction, ainsi que cette nouvelle réalisation. Les dimensions de la parcelle, les reculs imposés ainsi que la hauteur maximale constructible ont été optimisés pour « alléger » l’impact de la salle de sport vis-à-vis de l’espace public et, pour « maintenir ouverte » la perspective vers le quartier Sainte Croix. L’environnement immédiat, bien qu’hétéroclite du point de vue des styles architecturaux et des gabarits, possède la particularité d’être « maintenu en équilibre » par la présence des masses végétales de la place. Le gymnase s'expose en tant qu'équipement public implanté sur un espace public. La perméabilité de son rez-de-chaussée souligne cette appartenance collective. Les détails particuliers, le langage architectural domestique liés à la présence des logements de fonctions disparaissent, absorbés dans les jeux de décalages des enveloppes. Le long des voies de circulation, son enveloppe reproduit le rapport frontal et "contenant" des façades du collège.

collège aliénor d'aquitaine

collège aliénor d'aquitaine

construction neuve - bâtiment QE - agenda 21

à bordeaux

9 400 000 € HT - 7 659 m2

2008 > 2012

conseil général de la gironde

baudin-limouzin architectes


En tant qu’architectes, notre devoir vis-à-vis des générations futures est de donner à appréhender des formes résolument engageantes, rassurantes et stables, représentatives d’un rapport de confiance en l’avenir. Au sein de ce quartier en mutation, la matérialisation d’une enveloppe urbaine globale, lisse et continue, s’est imposée à nous. Les orientations esthétiques de notre proposition se situent en rupture avec les représentations habituelles que l’on peut avoir des bâtiments à vocation « HQE ». Cette quête s’est appuyée sur la nécessité ressentie de réaliser un acte bénéfique pour le quartier, établissant de nouveaux rapports de caractères des immeubles entre eux, jouant de leurs différences, tout en ré-instaurant les alignements de voiries d'origine. Et également, autour d'un travail de création d’un bâtiment « enveloppe », protection symbolique de l’usage qu’il renferme, en terme d'espace et de temps. La micro-société des élèves a besoin de repères, d'un cadre et de sous-espaces apaisés et sécurisants, favorisants la transmission des messages scolastiques, des apprentissages humains. La micro-société des adultes, également, afin que celles-ci puissent cheminer ensemble, sans scission.

Les localisations des fonctions ont été organisées de sorte que la quasi totalité du RDC et du R+1 puissent être accessibles aux collègiens en dehors des heures de cours - les salles de classe étant, elles, localisées dans les niveaux supérieurs.

Le bâtiment a été construit sur la base d’une structure poteau/poutre et planchers en béton. Les enveloppes légères fixées sur une ossature secondaire en bois sont constituées d’un multicouche de panneaux en laine et fibre de bois recevant un enduit + peinture. Le chauffage est produit par 2 PAC air/eau qui alimentent un système de traitement d’air régulé, sans radiateur. Ce projet, dans lequel le bois est à la fois omniprésent et invisible, s’inscrit dans la démarche de développement durable du Conseil Général de la Gironde / Agenda 21 ( le bâtiment est à ce jour labellisable BBC).

Nous ne sommes plus collégiens, mais l'avons tous été. Le lieu est un établissement dans lequel on apprend, on y fait des rencontres, on rit, on s’ennuie ferme, on n’y pipe rien, on s’épanouie un temps, on s’affronte durant un autre, on rayonne. Nous avons souhaité être attentifs au grand nombre, et aux plus faibles. Le collège possède la spécificité de recevoir 3 types de population: la grande diversité des enfants du quartier, les enfants venus pour l’apprentissage poussé de la musique ou des arts plastiques, les enfants fragiles des classes ULYS. Dans les anciens bâtiments du collège ces trois populations ne se mêlaient pas. Ces relations se seraient depuis apaisées. Les effluves de cacao de la brulerie voisine y rythment le temps qui passe.

 


réhabilitation immeuble G.

à bordeaux

1998

baudin-limouzin architectes

collège ausone

construction du collège ausone

réhabilitation + neuf- bâtiment QE - agenda 21

à bazas

11 308 000 € HT - 8 157 m2

2016 > 2019

département de la gironde

GTM aquitaine mandataire

baudin-limouzin architectes

associés à l'atelier provisoire


Le lieu dans lequel s’inscrit le collège Ausone à Bazas est une préoccupation importante pour nous. Le site est considéré comme une matière première du projet. D’un point de vue général, le collège apparait comme un établissement aux contours assez indéfinis, qui se perdent dans l’enceinte végétale de ses limites mitoyennes. Ce caractère lui confère une situation singulière. Discret, voire peu lisible depuis l’extérieur, mais inscrit dans un environnement préservé et propice à l’enseignement. Le collège ne se manifeste dans le lointain que par des formes massives qui émergent des arbres. Les bâtiments qui le composent ont été analysés dans la perspective de leur conservation judicieuse. Certains aspects sont apparus comme des faiblesses à compenser, d’autres comme des qualités à maintenir dans notre proposition architecturale. L’objet de l'opération est de redonner de la lisibilité au collège depuis l’espace public, de clarifier et sécuriser les flux, de recentrer l’espace de la cour de récréation au cœur de l’établissement, de restituer une unité à l’ensemble bâti, d’accompagner les cheminements, de relier les bâtiments entre eux, et de réorganiser les fonctions.

L’entrée principale est mise à distance par le parvis, l’équipement se présente frontalement dans un alignement de volumes aux perméabilités variables. Cette enfilade constitue la frontière physique de la façade publique du collège. Le grand préau en bois se détache. Abri dans le prolongement du parvis, il est comme un filtre qui signale l’entrée. Les interventions du projet s’inscrivent dans le prolongement des principes d’implantation d’origine. Elles s’attachent à rejointoyer et réajuster en un tout continu des éléments épars. Ce tout forme un creux. Autour de ce creux sont regroupés les locaux utilisés quotidiennement par les collégiens. Ce creux, c’est le cœur du collège : la cour de récréation. Au-delà, le cadre bâti laisse la place au grand paysage. Le regard plonge dans l’ample déclivité du coteau qui évoque la distance, le territoire, le mouvement, le vent.

transformation d'une manufacture de chaussures en thèâtre: le TNT (manufacture atlantique)

théâtre le TNT - Manufacture de Chaussures (atlantique)

réhabilitation

à bordeaux

259 000 € HT - 2 200 m2

1997 > 1998

maitrise d’ouvrage associative

baudin-limouzin architectes


Notre agence a commencé son activité le 18 avril 1995. Le 19 avril G. Tiberghien, J.L. Terrade et E. Chevance poussaient la porte de notre local pour nous demander de travailler avec eux à la création d'un nouveau lieu de diffusion de théâtre à bordeaux. Nous avons ensemble visité des entrepôts industriels désaffectés, choisi certains, émis des hypothèses, posé des esquisses puis fait machine arrière, pour finalement rencontrer l'ancienne usine de fabrication des chaussures mod'8, sur les boulevards, à bordeaux. Rencontrer - car le bâtiment était l'antithèse de tout ce que nous avions pu envisager : gigantesque, puissant, typé, à structure poteau / poutre béton et charpente industrielle métallique légère. Envisager une activité théâtrale "classique" à l'intérieur de ce lieu devenait inenvisageable. C'était au projet global de s'adapter à la typologie existante. Parallèlement aux études de conception collectives, la chasse aux subventions suivait un cheminement hasardeux. Après trois ans de travail et un financement institutionnel de 1,8 million de francs, le TNT / Manufacture de chaussures ouvrait ses portes au public en mars 1998. Les travaux liés au financement ne devant correspondre qu'à une première tranche, nous étions dans l'obligation d'aller à l'essentiel. Le plancher béton de l'étage a donc été démoli afin de créer une immense trémie révélant le volume et accédant à une hauteur libre suffisante pour permettre la création de mises en scène. Partiellement conservé, l'étage se trouvait transformer en un déambulatoire accessible au public, ouvrant à un nouveau potentiel de possibilités de configurations. La démolition du plafond existant allait mettre à jour un plancher bois aérien existant faisant fonction de coursive longitudinale de maintenance qui allait devenir la passerelle / gril technique de la salle. L'économie de moyen nous a conduit à ne pas traiter acoustiquement l'enveloppe extérieure de la salle, mais, à travailler une correction acoustique en sous-face du déambulatoire, faisant office de piège à sons, et, à équiper ponctuellement les baies existantes de volets bois acoustiques. Ce dernier point ouvrait une nouvelle possibilité à contre-pied de toutes les habitudes pratiquées dans le milieu du théâtre, la possibilité d'envisager des mises en scène présentées en plein jour. Compte tenu du budget disponible, la globalité du bâtiment et de ses dépendances ne pouvant être traités en une fois, le complément des travaux s'attachait à répondre aux obligations de conformité de l'ensemble. Le jour de l'ouverture le bâtiment proposait un bar / hall d'accueil, des sanitaires, un espace de transition, une salle de spectacle, et, sommairement des bureaux, une loge et une salle de répétition. Le lieu existe maintenant pleinement et fait partie des équipements locaux reconnus pour la qualité de sa diffusion alternative. Nous sommes toujours en contact avec son équipe dirigeante, en attente d'une éventuelle seconde tranche de travaux. Cette aventure aura été la plus enrichissante humainement, et aura confirmé certaines de nos certitudes : que l'on peut faire socialement beaucoup avec peu - que les bâtiments existants peuvent avoir plusieurs vie - oublier tout ce que l'on croit savoir de l'architecture ouvre les yeux.

Installé dans une friche industrielle des années 30, ancienne manufacture de chaussures, le TNT a ouvert ses portes en avril 1998. A l’origine entièrement dévolu au théâtre, son projet artistique s’est ouvert à d’autres disciplines telles que la danse, la musique, les arts visuels, la poésie, etc., tant en création qu’en diffusion. Il privilégie les travaux de recherche et d’expérimentation, et présente les formes les plus contemporaines de ces disciplines. Espace entièrement modulable, la Manufacture de chaussures permet à des langages très différents de s’exprimer. Installations, déambulations, multi-frontalités, toutes formes de scénographies peuvent y être expérimentées, et par là tout type de rapport au public. Espace de travail et d’action artistique et culturelle, le TNT s’inscrit dans un nouveau courant, dans un ailleurs complémentaire aux institutions, et cherche à développer d’autres modes d’action, plus en phase avec le monde et ses évolutions, plus en accord avec les nouveaux courants artistiques, plus à l’écoute des besoins réels des populations.

salle antoine vitez

réaménagement de la salle antoine vitez

740 places

SHON : 1500 m2 - 1,50 M € TTC

Livraison : Février 2003

mairie de Bordeaux

baudin-limouzin architectes

En terme d'investissement financier et d'ambiance générale, cette salle devait offrir, après travaux, un tout nouveau visage au public. En terme de fonctionnalité, il était nécessaire de rompre avec l'acoustique sourde impropre au théâtre ainsi qu'avec la vision insatisfaisante pour le spectateur. Cette salle est datée, caractéristique d'une architecture ou le geste a prévalu sur la véritable finalité du lieu. Ce qui nous est apparu primordial a été d'élaborer une rupture définitive avec ce qu'avait été cette salle.

Après être entré dans le hall sur dimensionné, le spectateur se trouve plongé dans un petit boyau transversal, sombre, au plafond et au sol réfléchissant, guidé par un sentier de croix lumineuses ainsi que par l'amorce de la cimaise bleu nuit. Ce couloir, espace de transition, participe après le hall à une mise en scène de pénétrations d'espaces infiniment petits, puis, infiniment grand. Il opère une perte de repère, accompagnée, avant de se tourner puis de se retrouver dans la salle, traitée avec des murs et des plafonds noirs (bleu) sans limites,  ponctués d'une multitudes de points lumineux évoquant la démesure de la voûte céleste.

Le concept scénographie de la salle a pour but de trouver le meilleur rapport théâtral scène/salle ( le diagramme dramatique), dans la mesure imposée par les contraintes structurelles du bâtiment, de compléter et d'adapter un matériel actualisé cohérent pour une activité théâtrale et musicale, tout en conservant les équipements existant. On ne peut cependant nier la technicité du lieu. Si les murs à acoustique variable s'avère impraticables, la scène est elle bien équipée. La maintenance et le suivi deviennent alors le moyen indispensable au maintien à niveau de tout l'appareillage.

Au niveau du plateau, le projet se compose en quatre parties distinctes: la cage de scène (suppression du rideau de fer), la fosse d'orchestre ( 3 positions ), le faux cadre et les équipements techniques ( adaptation aux techniques spécifiques au théâtre, passerelles apparentes).


37 logements collectifs à mérignac

37 logements collectifs

construction neuve - RT 2012

à mérignac

3 185 000 € HT - 2 450 m2

2015 > 2018

soline immobilier - kaufmann and broad

baudin-limouzin architectes

Cette opération comprend la réalisation d’un ensemble de 37 logements collectifs, de types T1 – T2 – T3 et T4, sur un terrain d'angle arboré, en lieu et place d'un ancien immeuble de bureaux. 

Son implantation le long de l'avenue Mendés-France, à l'angle de la rue des Jacinthes lui confère un statut d'articulation entre le flux des véhicules de passage, du tramway, et l'entrée de ce quartier résidentiel qui aboutit à l'espace public privilégié du Parc de Bouran.

L’organisation générale, les vides entre bâtiments, les hauteurs des volumes bâtis, les cheminements d’accès, ainsi que les localisations des stationnements ont été étudiés afin de donner à l’ensemble le caractère d’une « résidence dans un parc », dans la continuité d’une certaine tradition mérignacaise. 

Notre conception s'est attachée à privilégier certains axes majeurs, afin de bénéficier des meilleures conditions d’ensoleillement et de préserver des reculs suffisants et de qualité vis-à-vis des mitoyens. L'ensemble est composé de trois corps de bâtiment disposés en U autour d’un espace protégé végétalisé, qui sont organisés le long d’une circulation longitudinale liant la partie « entrée/stationnement véhicules », à la partie « entrée piétons ». Les dessertes verticales des logements se font par deux escaliers et un ascenseur qui, situés le long de la circulation longitudinale, relient le parking en sous-sol au réseau aérien des coursives extérieures. Les choix des matériaux et teintes utilisés dans le cadre de ce projet ont été faits dans un souci d’inscription de ce nouvel ensemble dans son environnement selon les prescriptions demandées par le stap. Les élévations des corps de bâtiment en R+3 sont traitées en deux teintes de peinture minérale aux étages (blanc en façade et brun clair dans les loggias). Le corps de bâtiment situé au Sud en R+3 partiel est habillé d'un placage de pierre calcaire, dialoguant avec la chartreuse mitoyenne. 

La zone boisée protégée est intégralement conservée et sera agrémentée d'ajouts d'arbres et buissons, son emprise initiale se trouvant être agrandie. La totalité des espaces végétalisés – hors jardins privatifs – est accessible aux locataires. 

Tous les logements (hormis les quatre T4 avec jardins) possèdent une vaste loggia. Les grands logements sont traversants, et ceux situés en attique possèdent de vastes terrasses extérieures.

Ce projet est le résultat de la conjuguaison des diverses demandes qui nous ont été exprimées à la fois par le promoteur, les différents interlocuteurs de la Mairie, l'architecte des monuments historiques et notre propre attention à en rationnaliser la construction afin de produire des espaces à vivre ayant à minima deux orientations, et des espaces extérieurs communs susceptibles de privilégier les croisements, la sociabilité de l'ensemble.


gymnase robert geneste

gymnase robert geneste

construction neuve à bordeaux

1 400 300 € HT - 2 060 m2

2011 > 2016

mairie de bordeaux

baudin-limouzin architectes

Le gymnase est imbriqué dans l'opération Ilot Armagnac, menée par l'ANMA, en R-1, sous les logements, ainsi que sous la cour intérieure de l'ilot. Son accès discret se situe à l'angle Nord-Est de l'ilôt, au bord de la voie du tramway. Le rez-de-chaussée se révèle le long d'un profond couloir pentu, pénétrant la masse du bâtiment. Ce parcours fait oublier toute présence de l'environnement extérieur, il frôle les vestiaires, la salle de boxe, la salle associative, puis abouti sur un balcon panoramique qui surplombe la salle multisports. Celle-ci est accessible par un escalier droit, plongeant plus encore vers le fond. Après avoir parcouru ces séquences confinées, l'arrivée dans l'ample volume de la salle est une respiration qui incite les corps à se mouvoir. De l'autre côté, un vaste mur rideau nous re-connecte avec le monde extérieur. Cette ouverture située côté Sud, sur une placette publique est protégée de l'ensoleillement direct par un réseau d'escaliers et de passerelles métalliques. Depuis cette placette, ou se situe l'accès aux logements et l'entrée à la médiathèque, le gymnase est perçu en contre-bas, mais pas directement accessible, comme un bassin empli d'eau. Elle est cernée de 2 rangs de gradins pouvant recevoir un public de 160 personnes. Du fait de cette inclusion sous l'ensemble des logements, le volume du gymnase en réceptionne toutes les contraintes de descente de charge ou de flux, il résulte de cet état de fait une atmosphère artificielle, très plaquée, très revêtue.

centre d'entrainement de l'UBB

construction du centre d'entrainement de l'UBB

à Bègles

3 596 430 € HT  -  2 090 m2

2016 > 2018

club UBB

baudin-limouzin architectes

Au sein d'un paysage, en général, la présence d'équipements sportifs se distingue par l'émergence de filets, tribunes, mâts , ambiances lumineuses SF et sons singuliers, dépassant de longs murs de clôture en panneaux de béton. De l'intérieur, du centre des terrains de jeux engazonnés, crampons aux pieds, l'horizon posé sur ce même mur, est fait des diverses émergences de ce qui se passe au-delà, de la vie d'un quartier. A Bègles, cet environnement est resté globalement encore populaire.

Ce projet a pour objet de mettre à niveau, au coeur des équipements historiques du club, tous les services nécessaires à la vie quotidienne d’une équipe de rugby professionnelle, concentrés en un rectangle de 75,00m par 16,00m, en un seul corps de bâtiment en R+2. 

Par delà le mur, la silhouette découpée et les matérialités du bâtiment cherchent à entretenir la permanence d'un ancrage de l'équipe dans le paysage de sa commune d'origine. A l'intérieur, elle constitue l'écran de fond de scène des quatre différentes séquences qui encadrent le terrain d'honneur.

Au rez-de-chaussée, clôture primaire ajourée et bardée de bois brut, le bâtiment est une succession de passages, protections, aspirations, vues, écran ou transparences. Il accompagne les usages sportifs, au plus près des gestes, des contacts, des courses, des efforts, en lien avec la terre.


médiathèque flora tristan

construction neuve de la médiathèque flora tristan

à bordeaux

mission de base avec OPC

1 300 300 € HT - 1 700 m2

2011 > 2013

mairie de bordeaux

baudin-limouzin architectes


Cette opération s'inscrit dans la volonté de mixité des usages engagée par la mairie de Bordeaux, qui a réservé 2 volumes à aménager en équipements publics à l'intérieur du programme de construction d'un bâtiment-îlot de 161 logements, réalisé par l'ANMA. Un gymnase + une médiathèque (+ une crèche-privée). Afin d'exister dans un contexte urbain en mutation, la médiathèque a été pensée comme un nouveau lieu de référence. Les usages proposés et son atmosphère générale la positionnent dans un registre "ré-inventé" de services de proximité, de type 3ème lieu, chère à Starbuck... Inscrite dans le prolongement du réseau des bibliothèques de la ville, elle affiche une rupture "d'époque" avec ses consoeurs existantes. Conçue comme un lieu d'ouverture et d'échanges, elle invite à la détente, au séjour, au jeu, à l'utilisation ludique de services instantanés ou événementiels, individuels ou collectifs, exposés ou retranchés. Articulée depuis l'entrée et sa banque d'accueil, la volumétrie intérieure se répand, sans obstacle, le long de cheminements fluides, alternance d'espaces ouverts sur la réalité du monde, d'espaces intemporels, d'espaces d'échange, de paroles, ou d'autres, calfeutrés. La tenue de l'ensemble s'appuie sur la douceur organique de courbes blanches, et sur l'uniformité du sol en tissus. Les nuances spatiales résultent des mouvements d'élargissements ou de rétrécissement des parois, ainsi que des variations des typologies d'éclairements.

auto construction - T+M

réalisation d'un manuel de montage

auto construction d'une chambre dans un jardin pour T+M

2009

philippe baudin - architecte

cuisine centrale - collège edouard vaillant à bordeaux

construction d'une cuisine centrale et réfectoire

collège edouard vaillant

à bordeaux

1998 > 1999

conseil général de la gironde

baggio-piechaud architectes mandataires

baudin-limouzin architectes associés

Situé à la charnière entre le quartier des Chartrons et le secteur des bassins à flots, le collège édouard vaillant s'élève au coeur d'un environnement hybride, hétérogène, mélange distendu de fin de ville historique, de zones portuaires industrielles, de zones résidentielles denses et de nouvelles résidences de qualités variables apparaissant au grès des opportunités foncières. Le programme demandé à ce que soit ajouter au collège existant une unité de cuisine centrale, ainsi que les salles de restauration des collègiens et enseignants. L'analyse de ce cadre déstructuré, nous a conduit à travailler ce programme comme un élément urbain structurant et cependant invisible, car présent depuis toujours. Le rôle stratégique de la cuisine centrale, bien que majeur du point de vue du réseau des collèges desservis, ne représente qu'une activité de service supplémentaire sans conséquence particulière à l'échelle du quartier. La réponse que nous avons proposé au moment du concours, synthèse de ces différents paramètres, a été de choisir d'élever le volume du bâtiment, par rapport au quartier, en limite de propriété, de manière à l'inscrire dans une forme de continuité urbaine banalisée, stable et identifiable, et, pour ce qui concerne le collège, dans un rapport géométrique franc, frontal et direct avec la cour de récréation. De ce choix d'implantation, visant à "emplir" la parcelle du côté du cours du Raccordement, ont découlé en toutes simplicité les localisations des fonctions internes au bâtiment. Les locaux accessibles aux élèves en façade sur cour, et les locaux de production, donnant sur la plateforme de distribution ouverte aux flux automobile. Extérieurement, les traitements architecturaux du bâtiment reproduisent la modénature du calepinage de briquettes de terre cuite des bâtiments industriel voisins. Côté cour, une façade rideau protégée du terrain de hand-ball par un jeu de voilages et de filets faisant office de filtres éclaire amplement la salle de restauration. La présence de hautes tours aux vues plongeantes à proximité immédiate du collège, nous a conduit à soigner l'aspect de la toiture du bâtiment, en utilisant en habillage, différentes natures de grilles métalliques.

Ces dix dernières années, le quartier des bassins à flots à changer du tout au tout. Le collège a depuis été équipé d’un gymnase neuf, et fait aujourd’hui l’objet d’un nouveau concours de réhabilitation/reconstruction.

gymnase des chartrons

construction neuve du gymnase des chartrons à bordeaux

1 765 049 € HT  -  2 105 m2

2006 > 2009

mairie de bordeaux

baudin-limouzin architectes

en association avec la nouvelle agence

Le bâtiment a été reconstruit, dans le quartier historique des Chartrons, à l'emplacement d'un ancien chais. Le programme - salle multi-sports, dojo et vestiaires - s'insère dans un parcellaire typique du quartier, long, étroit, et mitoyen. L'implantation ménage un espace extérieur libre le long de sa façade non-mitoyenne, permettant d'y étirer un cheminement menant vers les quais de la Garonne. Le bâtiment à ossature métallique est recouvert d'une enveloppe en bacs métalliques isolants, habillé en toiture de tuiles traditionnelles, en façade sur rue, d'un enduit prolongeant le traitement des édifices de la rue, et, sur sa façade longeant "l'allée de desserte", d'un claustra en tasseaux de bois rétifiés. Ce traitement de façade permet, de protéger sans interruption de modénature, cette façade fortement exposée à l'ensoleillement direct, au droit de panneaux de polycarbonate qui, insérés dans les bacs métalliques sombres, éclairent la salle multi-sports. Le dojo et les vestiaires sont éclairés par l'intermédiaire de "tubes" qui distillent la lumière zénithale au travers de la masse bâtie. Au niveau du dojo, habillé de bois, ces tubes sont réalisés en plâtre, dans la continuité du plafond, et afin d'éclairer les vestiaires cantonnés en rez-de-chaussée, des conduits en polycarbonate traversent librement l'espace de la mezzanine. Cette mezzanine constitue un plateau de 240m2  en balcon vers la salle et ouvert sur le dojo, un espace supplémentaire offert aux envies et initiatives des utilisateurs qui a été "arraché" au programme et réalisé dans le budget alloué à l'opération.

Sa façade sur rue a depuis été investie par un street-artist.

2 immeubles de bureau

constructions neuves de 2 immeubles de bureau

à artigues-près-bordeaux

715 000 € HT- 475 m2

2008 > 2010

sté géomètres + comptables

baudin-limouzin architectes

Le projet concerne l’implantation, dans un champ situé en contre-bas de la voie publique, de 475 m2 de bureaux pour une agence de géomètres, et de 185 m2 pour une société de comptables, accompagnés de 15 places de stationnement de véhicules légers et de 20 places de vélos couvertes. L’implantation du bâti sur le terrain intègre la possibilité, à terme, d’implanter un second corps de bâtiment de surface équivalente. La mise en forme et les traitements architecturaux des immeubles ont été conditionnés par une quête de qualité, en terme de performances énergétiques, d’intégration dans cet environnement de "passage", d’adaptations des bâtiments aux caractéristiques du terrain, d'éclairement intérieur, de mise en oeuvre et de nature des matériaux utilisés, de représentation du bâtiment par rapport à la fonction qu’il accueille, ainsi que des espaces intérieurs de travail.

La géométrie « biaise » du plan de masse découle d’une scénographie « des » bâtiments, organisée autour de la voie centrale de desserte, qui matérialise une mise en perspective vers la tour-pylone du relais france-télécom, repère incontournable à l’échelle du secteur. Les bâtiments flottent à l'horizontale par rapport au sol naturel qui fuie en pente douce vers le fond du terrain. Ce projet a nécessité une prise en compte précise des besoins organisationnels des espaces de travail qui sont à la fois hiérarchisés et ouverts.

collège de cadillac

extension du collège anatole franceà cadillac

2 680 000 € HT  -  1 829 m2

2006 > 2007

conseil général de la gironde

demathieu et bard / mandataire

baudin-limouzin architectes

Du démarrage des études à la livraison du bâtiment, cette opération élaborée en conception/construction a été menée en une année. Le principe de construction modulaire en béton préfabriqué a été déterminé du fait du délais restreint de réalisation, et des compétences techniques de l'entreprise de construction mandataire.

Le projet s’inscrit dans le cadre complexe de la réhabilitation d'un collège vétuste ayant reçu au cours du temps de nombreuses extensions hétéroclithes. Les imbrication volumétriques et structurelles, la proximité des existants, le manque de cohérence architecturale, nous a conduit à concevoir ce corps de bâtiment selon un système constructif induisant une dynamique formelle nouvelle, à l'esthétique rationnelle et modulable, propre à engendrer un nouveau départ, de futures possibilités d'extensions. La trame structurelle est ouverte aux possibilités d'excroissances, elle se développe linéairement et ne s'oblige qu'à prolonger les circulations, centrales ou latérales. Disposé en retrait, le rez-de-chaussée constitué de volumes indépendants, soutient le développé des classes d’enseignement. Sous la répétitivité de l'étage, cette disposition indépendante des supports laisse lire leurs attributions, et protège les accès des intempéries. L’ensemble du sol extérieur traité en continuité du sol existant, donne une fluidité aux parties abritées ou non des espaces récréatifs.

112 logements collectifs 2 hôtels 1 supermarché à bordeaux

112 logements + 2 hôtels + 1 supermarché

construction neuve 

à bordeaux

9 197 324  € HT - 17 604 m2

2004 > 2007

JLG promotion + Garros promotion

baudin-limouzin architectes

Dans le quartier de la Bastide, à Bordeaux, en limite de la nouvelle Z.A.C., la rue SERR est constituée d'une contre-allée végétalisée, qui se développe de l'église Ste Marie vers la Garonne, entre une façade d’immeubles, à l'époque, hétéroclites (côté ville ancienne) et le nouveau quartier en devenir. Dans le plan d’aménagement de la Z.A.C., cette rue a pour vocation de contenir des activités commerciales, et c'est en adéquation avec l’esprit du plan d’aménagement, que sont localisés, le long de cette voie, les deux HÔTELS, la CAFÉTÉRIA, les BOUTIQUES, ainsi que le SUPERMARCHÉ. 

Celui-ci, se situe en second “rideau”, au-delà d’une placette intérieure, et occupe l'intérieur de l'ilot. Afin de palier à la vision peu urbaine d'un vaste parc de stationnement ouvert sur la rue, et au désir des différents occupants franchisés de l'opération de ne pas imbriquer les différents éléments du programme, le parking a été implanté sous l'exacte emprise du supermarché. Sa couverture, horizon intérieur inaccessible depuis les logements situés en périphérie a été végétalisée. 

Le plan de masse est constitué d’une forme en U donnant sur les voies publiques dont les hauteurs sont hiérarchisées selon leurs orientations (de R3 à R5) et leurs fonctions. Au coeur de ce U, est contenue l'ample surface en rez-de-chaussée du supermarché. Le pourtour bâti continu est percé en son milieu par une ouverture faisant office “d’appel commercial” conduisant au parvis intérieur, vide induit, qui aère et irrigue les différents commerces. Le front commercial bâti de la rue Serr repose sur un rez-de-chaussée menuisé, largement vitré. Au dessus, au-delà de la ligne d'horizon perçue depuis les trottoirs, sont élevés les volumes minéraux des étages. 

Accessibles depuis 5 cages d'escalier indépendantes, les logements déclinent des typologies allant du T1 au T5. L'organisation en est hiérarchisée, l'immeuble situé rue Nuyens est plus modeste que celui qui donne vers l'avenue et le parc botanique, les prestations d'apparats sont concentrées dans les hall d'entrée et les "grands" logements situés en hauteur bénéficient de terrasses panoramiques.

Les hôtels résultent de chartes précises. Les salles d'eau ont été livrées, finies, par les fenêtres dimensionnées en fonction.

Les aménagements intérieurs ainsi que la conduite des travaux ne nous ont pas été confiés.

Cette opération d'ampleur aura été complexe, exigeante et ultra cadrée, ainsi qu'une unique occasion de cotoyer l'univers de la promotion urbaine de masse, ainsi que le déroulement d'un tel chantier. 

La justification de notre rôle aura consister à tenir la cohérence urbaine d'un morceau de quartier constituée de parties qui ont pour habitude de s'occuper très efficacement de leurs propres affaires.


3 logements à mérignac

construction de 3 logements neufs

à mérignac

maîtrise d'ouvrage privée

baudin-limouzin architectes

Cette opération a consisté à penser et à accompagner une famille dans la construction de trois logements individuels en bande localisés sur une ancienne propriété familiale, qui a été depuis maintes fois divisée. Inscrit dans un environnement de banlieue ayant basculé au cours des ans d'une identité rurale à une certaine monotonie pavillonnaire banlieusarde, le terrain est à l'origine occupé par un petit verger, une grange agricole dans un état de vétusté avancé, et un poulailler. Pour raisons financières, ainsi que pour rompre avec ce passé familial révolu, les clients souhaitaient la mutation de cet état initial en 3 lots équivalents, composés d'un logement de 90 m2 avec garage et d'un espace extérieur naturel. L'étude s'est attachée à maintenir l'idée de l'aspect de la volumétrie de la grange, et à conserver la totalité des arbres sains du verger. La grange agricole en bois a donc été démolie puis "re-bâtie", déposée sur un socle en maçonnerie contenant les différentes pièces à vivre ainsi que les garages et les jardinets (situés côté rue). Le volume en bois de l'étage abrite les chambres et salles d'eau, pièces desservies par une circulation centrale éclairée naturellement. 

Les volumes intérieurs des logements sont blancs, mats, traversants en RdC, avec plafonds rampants à l'étage. Les prestations sont simples et s'effacent au profit de l'espace, des déclinaisons d'ouvertures ou de luminosité, laissant toute sa place à la matérialité stable du parquet bois qui se déploie sur les deux niveaux, liés par un escalier droit, en bois.

Les clôtures arrières des jardins ont été réalisées en lames de pin sans fondation afin de ne pas perturber le réseau racinaire. Les logements sont équipés de récupérateurs d'eau de pluie dans le but d'inciter les locataires à investir leurs jardins, à rester longtemps, à se sentir bien.

collège olympe de gouges

construction neuve du collège olympe de gouges à cadaujac

7 788 234 € HT - 7422 m2

2005 > 2008

conseil général de la gironde

baudin-limouzin architectes

Concevoir un collège est une tentative d'expression d'un équilibre entre présence d'une autorité et possibilité symbolique d'évasion. L'univers du collège est un reflet de la société dans laquelle se développe la notion de rapport entre individus et collectivité. On y entre enfant, on en ressort adolescent, espace-temps jalonné de charges complexes et contradictoires. Au cours de son séjour, le collégien y accumule de nouvelles connaissances, y expérimente le respect, le partage, l'écoute, l'attention ainsi que nombre de sentiments contraires, le refus, la transgression... Cette accession à un monde qui s'ouvre à la complexité, lui permet de se construire intérieurement. 

L’ouverture d’un collège sur la petite commune de Cadaujac est génératrice d’une dynamique socio-culturelle affirmée, générant une multitude de situations nouvelles. Il émane du contexte environnemental une sérénité champêtre, une présence apaisante de la nature. Nous considérons le collège comme une entité émanant du paysage humide, dont l'apparition tenterait de se lover dans les mousses. Cette intention s'exprime par l'implantation de volumes bas, collés aux pentes, simples et sobres, bardés du même noir ardoise que la couverture du château situé à proximité. L’agencement des corps de bâtiment, les clôtures traitées en appareillage traditionnel de moellons ou en feuilles d’acier galvanisé perforées, matérialisent le cadre contenant de la cour, centrée sur une butte existante, surmontée d’un chêne centenaire.

deux chalets - hostens

2 prototypes de chalets de loisirs

à hostens

2005

mission locale + afpa

baudin-limouzin architectes

Ce projet est né d'une volonté politique de proposer une alternative aux modèles de chalets de loisirs en bois existants en Gironde, et de créer pour l'occasion une entreprise d'insertion économiquement viable, susceptible de les réaliser. Ces prototypes possèdent la particularité d'avoir été batis en pins des landes selon le principe constructif canadien du bois rond, et, d'avoir été réalisés par une équipe d'une vingtaine de jeunes fougueux armés de tronçonneuses, en recherche d'emploi, encadrée par un charpentier canadien, et un formateur de l'afpa. 

Situés sur le site majestueusement dépaysant du grand lac de Bernadas à Hostens, ces chalets s'inscrivent dans un environnement marqué par la présence de l'eau calme du lac, des chênes, des mousses, d’un bois de séquoias, d’un horizon de pins maritime. 

Au cours de cette étude, notre principal apport aura été de simplifier à sa plus banale expression l'implantation, la fonctionnalité et l'esthétique de ses petits bâtiments, afin d'éviter toute surenchère anecdotique ou rusticité excessive. L'aménagement ultra rationnel des intérieurs prend ses distances avec cette enveloppe chargée. La surface habitable de 34m2 contient quatre couchages séparés, une kitchenette et une salle d'eau, le tout étant compact, symétrique, d’inspiration navale, afin de libérer un espace commun maximal de 15m2, organisé entre le poêle à bois, le coin cuisine et l'ouverture sur la terrasse orientée vers le lac. Ces cabanes intimes ont été conçues comme des refuges d'aventuriers pouvant à la fois permettre de vivre pleinement au dehors, et de résister aux froidures de l'hiver. Leur morphologie découle de la volonté d’étendre la plage temporelle des possibilités d'occupation au-delà de la fenêtre habituelle des simples locations estivales. 

Pour les jeunes qui avaient étés impliqués dans ce projet, l'histoire s'est arrêtée là. Un d’entre eux s'est occupé d’entretien des espaces verts dans une commune... L'entreprise de construction n'a pas vue le jour, et les deux prototypes, qui n'ont jamais proliféré, ont été fermés six mois après leur livraison. Le week-end, les amateurs de pêche installaient leurs tentes aux abords.

En repassant sur les lieux en 2016, j'ai vu qu'une famille prenait un gouter sur la terrasse, porte-fenêtre ouverte. Ils m'informèrent que ces chalets sont à nouveau ouverts à la location par le Département de la Gironde/Domaine d'Hostens / 05 56 88 70 29 / dgaj-hostens@blasimon@gironde.fr

"Capacité: 6 personnes - Nbre de chambres: 2 - Au bord du lac, au milieu d'une forêt de séquoias géants. Deux chalets canadiens situés sur le Domaine Départemental d'Hostens sont ouverts à la location de fin avril à début octobre. Ils sont situés au milieu d'un boisement de séquoias face au lac du grand Bernadas. D'une capacité de 6 personnes, ils disposent chacun de 2 chambres, d'une cuisine et d'une salle de bain avec wc. Semaine basse saison: 300.00 € / haute saison: 450.00 € ConfortsChauffageFour à micro ondesRéfrigé - ÉquipementsJeux pour enfants."


salle de musique à bordeaux

salle de musique pour le CNR

construction neuve à bordeaux

SHON : 730 m2 - 1,50 M € TTC

livraison : Février 2003

mairie de bordeaux

baudin-limouzin architectes

Notre interprétation de la demande des utilisateurs a été de concevoir une petite salle de travail en décalage avec la démesure de la salle principale du CNR. Une petite salle donc, conviviale et chaleureuse, adaptée à la nécessaire intimité des petites représentations publiques, des répétitions ou des passages d’examens.

Notre proposition a pris la forme d’une boite précieuse en bois, confinée, à l'intérieur d'une enveloppe brute en béton texturé.

Des lignes de constructions communes à l’univers de la musique et du théâtre, l’emploi de voiles en béton utilisé pour le Théâtre, ont participé à la conception volumétrique de l’édifice, à son inscription à l’échelle de l’ensemble de cet ilôt à vocation culturelle. Bien que non réalisée, la liaison physique et visuelle vers le TNBA, entre univers du théâtre et univers de la musique est là, possible.

L’inclusion douce du bâtiment dans cette parcelle aux dimensions exigues s’est opérée du point de vue urbain, par le remplissage du tout et, par le biais d’accroches ponctuelles de respirations zénithales : de la salle des jurys (en réponse à la cour du bâtiment de formation), du foyer des danseurs (en réponse à la cour intérieure de l'hôtel du XVIIIéme mitoyen).

L’isolement acoustique de la salle est obtenu par la réalisation d'une double enveloppe, constituant une surépaisseur tampon - de service et de circulations des personnes – entre l’environnement agité des quais et la nécessaire quiétude intérieure.

Les performances acoustiques de la salle ont été obtenues par notre volonté de la traiter sans ambiguité, en tant que salle de musique ( temps de réponse, permanence du bois absorbant ou réfléchissant et du velours, espace scène intégré, proximité du public).

L'adaptation à une utilisation théâtrale sommaire de la salle s'obtient grâce à l'installation d'un faux-gril fixe dans le prolongement du plafond réfléchissant continu, ne nuisant pas à la qualité acoustique du lieu.



café du théâtre j.m. amat

le café du théâtre - jean-marie Amat

construction neuve à bordeaux

livraison : Février 2003

baudin-limouzin architectes

Situé place Renaudel à l'angle de la rue du Port, le café du théâtre fait office d'interface entre l'activité théâtrale et la vie quotidienne du quartier. Celui-ci est ouvert midi et soir, et s’accorde au rythme changeant des représentations - afin de tenter de répondre définitivement à la question: où manger après le spectacle ? Son activité accompagne les fonctions d'accueil du théâtre - réception - bar - billeterie - librairie - exposition - toutes situées en enfilade, au rez-de-chaussée, activités identifiables à leur sol continu de résine noire. La volumétrie de ce restaurant résulte d'un entre-deux induit par le positionnement en recul de la construction "neuve" par rapport à l'enveloppe existante et conservée, constituée par les façades classiques en pierre de taille. Situé transversalement sous un plafond surbaissé, un comptoir monolithique et longiligne réalisé en béton lasuré détermine l'espace accessible aux clients. En hauteur, une façade habillée de panneaux d'inox perforés affirme la présence en profondeur de la construction "neuve" qui se prolonge en second plan. Ces panneaux reflètent selon les moments de la journée, la face intérieure peinte en rouge pomerol de la façade donnant sur la place Renaudel, ainsi que le feuillage des platanes, ou, en soirée, laissent apparaître par transparence les baies allumées des loges d'artistes situées aux étages. La conception de la décoration de ce lieu, de son identité, du mobilier d'aménagement aux luminaires, s'est déroulée en coordination avec Jean-Marie Amat, chef des lieux, dans un réel respect des besoins, des attentes et des désirs de chacun.

cuisines+ réfectoire - collège noés

construction des cuisines et du réfectoire 

du collège noés à pessac

1999

conseil général de la gironde

baggio-piechaud architectes

baudin-limouzin architectes

5 logements en bande à cadaujac

5 logements en bande 

dans le cadre de la construction du collège olympe de gouges

à cadaujac

7 788 234 € HT  -  7422 m2

2005 > 2008

conseil général de la gironde

baudin-limouzin architectes

Cette opération fait partie de la construction globale du collège de Cadaujac, et consiste en la réalisation de 5 logements de fonction. Agencés en bande, ces logements participent de la mise en recul du collège par rapport à son chemin d'accès, et, viennent cerner le parc clôturé situé le long de la cour de récréation, en prolongeant le système de déclinaison de typologie de clôtures. Grillage. Façade. Muret de moellons. Panneaux métalliques perforés, etc... Les logements sont disposés en une bande continue de volumes alternés, hauts ou bas. Les volumes hauts contiennent les chambres. Les volumes bas contiennent les garages-cellier-cuisine. A l'intérieur, les pièces de vie sont disposées du côté du parc et s'ouvrent sur de petits jardins privatifs. La cuisine, située en articulation, s'ouvre vers le séjour grâce à une baie en angle, et s'oppose à la vue directe vers son voisin, ainsi qu'à la vue vers le collège. L'étage est desservi par un escalier ouvert, donnant plus d'espace et de lumière au séjour. Le rez-de-chaussée possède une chambre indépendante, réglementairement aménagée pour un usage PMR, et pouvant être utilisée en tant que bureau.


maison B(a)

à camblanes-et-ménac

2014

baudin-limouzin architectes

centre culturel le plateau à eysines

réhabilitation et extension du centre culturel Le Plateau à eysines

1 697 325 € HT  -  1315 m2

2006 > 2011

mairie d’eysines

baudin-limouzin architectes

Le Centre Culturel existant était constitué de deux volumes en béton (Bibliothèque) – (Théâtre/Cinéma), implantés en recul sur un vaste espace végétalisé. L’objet de l’opération consistait en un travail d’harmonisation fonctionnelle, ainsi que de re-dynamisation de sa présence publique. Le programme demandait la création d'un grand hall commun ouvert aux habitants, l’agrandissement de la bibliothèque et, l'adjonction de différents locaux susceptibles d’en améliorer les usages ( Sas, Cafeteria, Stockage, Sanitaires,…).  Situé en façade Sud, le grand Hall commun, amplement vitré et ouvrant, protégé de l’ensoleillement direct par des débords horizontaux en béton préfabriqué, se devait d’être l’élément d'invitation, de rencontre, le noyau fédérateur du nouveau complexe. L’accès à ce hall se fait au travers d’une épaisseur intérieure/extérieure transitoire. Cet entre-deux contient à l’étage une mezzanine ouverte à toutes activités libres et éphémères, accessible depuis le hall. Une ponctuation d’éléments de protection verticaux en plexiglas blanc situés en façade, à l’étage, répond et prolonge les proportions et le rythme des modules de béton de la façade de la Bibliothèque existante. Ces éléments unificateurs participent à sa protection thermique diurne, ainsi qu’à sa signalétique lumineuse nocturne. Dans le Hall, contre la façade des salles de thèâtre et de cinéma,  un volume longiligne réalisé en menuiserie bois serpente entre les différentes entités du programme, cachant dans ses entrailles, escaliers de secours, billeterie, locaux annexes, rangements, etc…