3 studios de danse conservatoire national de région

3 studios de danse pour le CNR

construction neuve - concours

à bordeaux

1 498 000 € HT - 1020 m2

2007

mairie de bordeaux

baudin-limouzin architectes

médiathèque de bx-cauderan

médiathèque de bx-cauderan

construction neuve - concours

à bordeaux

3 837 000 € HT - 1600 m2

2014

mairie de bordeaux

baudin-limouzin architectes

Ce projet a pour objectif de requalifier "l’évanescence" d'un morceau de paysage urbain. La silhouette de la nouvelle bibliothèque instaure, dans le quartier, de nouveaux dialogues avec les éléments présents. Les distances et les mouvements dominent sans susciter d’envie de se poser. Au quotidien, le cumul des qualités du lieu – espace, équipements, espaces verts - en devient son principal défaut.

La bibliothèque : un appel qui fait lien, appel urbain ajusté à l’échelle du quartier, aux vitesses des flux que contiennent les voies de circulation. Lien entre la minéralité du parvis et la nature du jardin, entre vitesse et repos, ouvert aux rencontres. "La bibliothèque est tournée vers le monde". Elle invite, aspire et ralentit les mouvements. Conçue comme un prolongement de la place, elle offre à la vue la simplicité de son espace principal intérieur, revêtu de bois. Tout comme la place, son intérieur ne contient que des aménagements mobiles. La flexibilité de ses équipements techniques fait que cette salle est adaptable à toutes mutations technologiques et sociétales. Au Sud, côté jardin public, le bâtiment a une façade intime, en creux, agrémentée d’un espace extérieur abrité en lien avec la nature. Les élévations renforcent les alignements et les reculs préexistants. La peau périphérique des façades pleines est traitée en voiles de béton de teinte chaude et d'apparence « mouillée », afin de refléter et absorber l'environnement. L’aspect glacé extérieur du béton conjugué aux traitements vitrés des façades menuisées, participent à la complexité de son inscription, à sa représentativité. A l’inverse, les intérieurs sont mâts, doux, absorbants… La présence du bois fait le lien entre intérieur et extérieur.

Evolution des petites unités d'habitation bordelaises 2/2

appel à idées

mairie de bordeaux

2005

MASSE BATIE LINEAIRE PROTEGEANT UN CUMUL DE JARDINS PRIVATIFS - QUIETUDE DE CE JARDIN PRIVATIF - QUIETUDE DU CUMUL DE CES JARDINS PRIVATIFS CREANT UN JARDIN GLOBAL - UNE IDEE DU BONHEUR "Ma maison, Mon jardin" - PRESENCE de signes, D’ARTS APPLIQUES - PROXIMITES GEOGRAPHIQUE DES CENTRES URBAINS éloignés... ISOLES DES SERVICES DE PROXIMITES ET DES FLUX - UNE ACTIVITE > HABITER - UN MODE DE DEPLACEMENT: LA VOITURE - LOTISSEMENT D’ECHOPPES - HABITAT MONOFAMILIAL - POPULATION POPULAIRE D’ORIGINE - MARCHE IMMOBILIER - POPULATION AISEE A TERME en quête de quiétude -  BASCULE DU RAPPORT QUALITE/ PRIX - MONOTONIE DU PAYSAGE URBAIN / Désert nocturne - DECALAGE ENTRE UN ENVIRONNEMENT EN REZ-DE-CHAUSSÉE ET L’IDEE QUE L’ON PEUT SE FAIRE D’UNE CAPITALE RÉGIONALE  - Véhicules immobilisés sur la voie - DENSIFIER LA VIE - INJECTION D'OUVERTURES DE PROXIMITE - DIMINUTION DU MOUVEMENT DES VEHICULES LOURDS - S’AUTORISER À DÉMOLIR - CREATION D’ENCLAVES - REGLEMENTATION PAR PARCELLE A ETENDRE A L’ECHELLE DES QUARTIERS - PRESERVATION DE L’EMPRISE DU JARDIN GLOBAL COMME HORIZON COMMUN (voire du partage) ............................................................................................................les ANGLES, inconfortables à habiter pourraient ponctuellement être démolis et remplacés par des aménagements d’accompagnement de la vie collective, faisant office de repère urbain : commerces de proximité, services privés ou publics, espaces ombragés, ensoleillés, terrasses, BBQ, kiosques à journaux, à musique, à ping-pong, garde d'enfants, mini-golf, lecture, fontaine, chocolatines, télévision partagée, marchands des quatre saisons, de greniers vidés, pétanque, spectacle, siestes, RV, .............. LES ANGLES / LIEUX DES ECHANGES / une règle de re-composition de la vie en collectivité, qui préserve de la solitude et mette en scène les besoins intuitifs primaires, les formes complexes de la vie. Des greffes évolutives qui libérent du poids du passé, profitant de son assise, déclinées, sans imposition de matériaux aucune, ou de style. Ces "folies" se développeraient contractuellement, par quartier, sur la base d'un délais d'occupation pré-déterminé, favorisant le renouvellement, et basées sur une technique de construction légère - en s'opposant au gangrenage des lieux stratégiques de croisements qu'affectionnent tout particulièrement la puissance de feu des marchands de distributeurs de billets, et autres succursales d'assureurs.

école chambrelent

mairie de la teste de buch

concours pour l'agrandissement et la réhabilitation du groupe scolaire

2010

EUROPAN - séville

concours d'idée - LOS PALMETES - euroPAN Séville

frédéric duprat + thierry lahontâa  - artistes

philippe baudin - eric limouzin       - architectes

La leçon que l'on pourrait tirer de l'histoire c'est que le rapport de cause à effet tant souhaité par l'homme dans tous ses projets est toujours raté.

Nous ne savons ce que ressent l'autre, nous pouvons le penser mais pas penser pour lui. S’appuyant sur une problématique contextuelle bien précise, notre objectif fut d'élaborer une méthode de conception du projet architectural. L'enjeu était de déterminer les limites de notre pouvoir, afin d'établir des règles, un vocabulaire, en pratiquant un va-et-vient constant de l'idée à la forme.

Nous avons voulu ne pas privilégier le regard, mais l'être au monde. Car si je suis artiste ou architecte ce n'est pas simplement pour me distinguer c'est aussi pour me confondre, sentir les liens qui me relient au monde.

En appréhendant l'architecture par notre propre expérience de l'espace nous avons voulu exprimer une subjectivité c'est à dire ce qu'il y a de plus objectif.

Il est indispensable de toujours garder en mémoire les sensations instinctives ressenties lors de la première visite. A mille lieues de toute consternation analytique, sociologique ou autre, LOS PALMETES est habité, grouillant de va-et-vient, de gestes, de sons, de mots.

Concrètement, les demandes formulées ne sont autres que des besoins de droits de passage, de nécessités in-projetables, d'appropriation d'un espace à dimensions variables, acceptant l'établissement événementiel d'un lieu de libre-échange. Œuvrer contre l'abandon, le désert.

Le vide, l'espace dégagé, les perspectives, les fuyantes et les mouvements de l'air sont les éléments trompeurs qui ici participent à la confusion, à la déroute. Ce constat nous conduit à travailler par inversion, à opposer la ville comme entité finie au désert. Le vivant au mort.

La terre est la scène de l'existence humaine, il se détache de chacun de ces points de subtiles allusions à un certain type de vie qui ne serait possible qu’en ce lieu. La vie naît de la multiplication des cellules, chaque cellule ayant ses caractéristiques propres. Une construction en mosaïque, en dentelle.

bain de minuit -bX

Diplôme de fin d'études - TPFE 1992

Proposition d’aménagement des berges de Garonne à Bordeaux

Directeur d’Etudes : Jacques Hondelate / Architecte / Enseignant

Bruno Hubert / Architecte / Enseignant

Philippe Carré / Plasticien / Enseignant

Philippe Veilletet / Ecrivain

SOUTENANCE / ORAL DE DIPLOME / Décembre 1991 

Je commencerais tout d'abord par exposer quelques généralités sur le choix du sujet de l'étude, le moment du diplôme. Je n'ai jamais réussi à relativiser ce moment. Il me semble que plus tard, il sera là, tatoué quelquepart, comme une trace publique de ce vers quoi on choisie de tendre. Condamné à avoir un souvenir qui hante, il fallait tenter de toucher du doigt des choses présentes, et intemporelles. Je considère le moment du travail de fin d'étude comme un temps accordé à mettre en place des éléments accumulés aux cours d'un nombre conséquent d'années, passées à fréquenter des salles de classe, amphithéâtres, ateliers. A cottoyer depuis l'enfance un savoir qui raconte, qui dicte, qui note, qui assiste. A ces années d'étude s'ajoute les changements, les passions, les échecs, l'apprentissage du travail, l'apprentissage de la vie. Ce travail doit avant tout permettre d'essayer de se comprendre soi, de confirmer l'essentiel de ses envies. Pas seulement dans le sens d'une pratique professionnelle. Mais surtout dans celui d'une attitude sociale, qui ne peut plus être innocente. Pour effectuer ce retour, j'ai choisi de travailler sur un projet intime, de petite échelle, afin d'en maîtriser au mieux son contour formel et d'appliquer des modèles architecturaux simples, simplement. Ce travail peut se raconter de différentes façons.

Il aura été un aller-retour incessant entre introspection et prise en compte d'une réalité. L'introspection c'est elle qui détermine l'attitude de conception qui tente de dépasser la réalité. La réalité, c'est le cadre, l'environnement, le contexte, les acteurs, c'est elle qui impose. Cela peut se raconter de différentes façons, les entrées sont multiples, si ce n’est qu’à un moment donné, tous les éléments doivent se retrouver en place. C'est peut être tout simplement, pour un projet d'architecture, le choix d'un site. La suite nous étant dictée....chacun sa suite après tout.Si la contextualisation excessive ne sous-entend que la dilution.

Le projet est avant tout parti d'une volonté de travailler auprès de l'eau. Une attirance incommunicable. Bâtiment thermal, bains, je ne savais pas bien. "Etre né de la lèvre d'un fleuve, c'est tomber d'un livre".

Les rencontres avec des gens, des ouvrages, des images ont précipité les événements. Le choix d'un site lancerait le départ constructif de l'étude. Je suis né rive droite sur les quais, j'habite rive gauche. De la fenêtre de mon appartement (en se penchant) j'aperçois le fleuve. Un travail personnel de fin d’étude n’étant qu’une fiction, la construction imaginaire du projet devait pouvoir tout de même permettre de changer quelque chose à ma vie, à la vie de mes amis, et par extension à la vie d'autres gens. Le temps d’une soutenance. Et s’incruster comme un roman. La littérature permet de dire ce que l’on ne peut pas vivre.

L'eau, à Bordeaux c'est la Garonne. Actuellement les berges sont sources d'intêrets architecturaux. J'ai vu les propositions, les dessins de projets. J'étais effrayé par le projet de Boffil. Un contre-projet prenait racine. Guinguette chez Alriq. Le choix du site s'est imposé de part sa situation (présence de l'eau, qualité paysagère, proximité ville, Boffil,...) , son caractère anticonformiste, sa fonction commerçante me dérangeait.

Je peux raconter ce projet de différentes façons, par exemple: En faisant des recherches sur l'eau, je rencontre Bachelard. Il me raconte des histoires de mélancolie, de dissolution, de passeur, de mort, de cercueil ancestral, troncs d'arbres évidés jetés sur les flots. Je veux travailler sur de petites choses, je recherche mes souvenirs d'apprentissage de l’espace, de l'architecture, la cabane s'impose. La cabane comme refuge. J'étudie l'histoire de La Bastide, j'apprends qu'elle était une île, un lieu dépendant mais insoumis au pouvoir de la cité Bordelaise. Cette révélation m'enchante, ce sera elle qui confirmera mes intuitions inavouées, qui rassemblera les idées éparses qui restaient entre guillemets. Le contre-projet, le refus, le refuge, ne signifient pas un travail en négatif, mais un travail positif sur la négation d'idées qui me semblent fausses. Par rapport à la plaquette, j'ai voulu écrire des choses sincères. Je pense que nous avons une conscience plus littéraire que visuelle. L'écriture est une pratique que j'ai voulu entretenir. En alignant des mots, on joue à comprendre. Penser une chose et son contraire ce n'est pas rien penser. Un peu d'espace les sépare et le sens s'en échappe. Une phrase écrite ne nous appartient pas. On comprends alors la force du signe. Il y a des emportements faciles dans l'écriture. C'est la même chose en architecture.

EXTRAITS DE LA PLAQUETTE

Cette histoire a commencé le 9 mai 1964, à Floirac (33. L'étude proprement dite s'est enclenchée sans le savoir, à Bordeaux, au printemps 1989, lors de l'inauguration de la guinguette:

CHEZ ALRIQ /  "LA COMPAGNIE DU FLEUVE".

"Direction rive droite toute. D'un côté le bateau des pompiers et celui des scouts marins, les étalages d'aloses, les jardins abandonnés des quais de Queyries, une roulotte de gitans, du linge qui sèche. De l'autre les façades murées, les vestiges de la gare d'Orléans, les immenses terrains nus réservés pour l’avenir… Au centre, une parcelle absente de toute carte. 

Il y a du monde. Des réactions d'étonnement unanimes. Un lieu chaotique, en chantier, entouré d'entrepôts - dont deux d'un très beau bleu - d'une vase sombre, d'une eau épaisse sur laquelle barbotent des Canards-WC, d'acacias et de saules poussiéreux, de roseaux englués, de voies ferrées menant nulle part, délaissées par le papier de verre. Tout paraissant si loin de tout, ville hors la ville, banlieue profonde et si proche de la ville en face, qui flotte. 

Des abris esquissés de parpaings de béton, de cabanons de bois, de caravanes. Des cartons étalés sur la terre pour danser sans poussière. Une longue table en bois couverte d'une nappe de papier blanc et de bouteilles pour le vent. Quelques autres, disséminées sous les arbres. Des guirlandes électriques multicolores (dérobées sur les sapins de noël municipaux). Dans l'obscurité, des profils de carcasses de voitures. Une tentative de terrassement hasardeuse constituée de matériaux de récupération provenant de divers chantiers. 

Une barque passe. Deux pêcheurs jettent à terre leurs aloses puis rentrent chez eux vers Bassens ou la cité Lumineuse. Une couleuvre passe. Un repas barbare, une ambiance tribale autour d'un méchouis. Le physique réagit, on peut courir, sauter, on n'est plus en attitude de ville. Les toilettes sont au fond du jardin à gauche, et même plus près quelquefois. Les chiens finissent nos os. Les ragondins.

Chacun retrouvera, sa portion de ville, son appartement, mais plus tard. Pour l'instant, un ciel énorme au-dessus de nous, une obscurité plaisante à la majorité d'urbains-campagnards que nous sommes, des étoiles filantes de braises, mais ici beaucoup de longueur, et c'est horizontalement que se portent les regards. Chacun face à ses souvenirs, au fleuve et à sa mélancolie en mouvement. Une disposition, un point de vue nouveau sur Bordeaux, sur la largeur vénitienne de la Garonne, sur les noirs écrans des hangars devant les façades XVIII°.

En une soirée se déroulait un week-end campagnard. Un lieu venait de naître, comme à la sortie d'un virage." Bordeaux, mai 1989.

maximes pochées

intervention artistique

collège de cadaujac

2007

frisou-frisou

baudin-limouzin architectes

en collaboration avec frisou frisou, entreprise d'intervention artistique: technique de lettrages autocollants appliqués sur les voiles béton intérieurs, puis retires apres mise en peinture des murs. Ceux-ci laissent leur empreinte, et révélent la présence du béton.

anti-sècheS.... images littéraires ... pensées ... par soi-même... adressées, à tous ceux qui s'attardent...

« On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et l'on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère. » Denis Diderot

 « N'écoutez pas ce qu'ils disent, regardez ce qu'ils font. » Vladimir Jankélevitch

 « Au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul. » Montaigne

 « Si j'étais roi, je me méfierais des As. »Tristan Bernard 

« Les champignons poussent dans les endroits humides. C'est pourquoi ils ont la forme d'un parapluie. » Allais, Alphonse

« Dans la vie, il ne faut compter que sur soi-même, et encore, pas beaucoup. » Allais, Alphonse

« L'homme est imparfait, mais ce n'est pas étonnant si l'on songe à l'époque où il fut créé. » Allais, Alphonse

« Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression. » Allais, Alphonse 

« La chance c’est comme la marée, quand ça monte, ça monte. » Richard Brautigan 

« On n'apprend pas à mourir en tuant les autres. »Chateaubriand 

« La supériorité du chat sur le chien, c'est qu'il n'y a pas de chat policier. » Jean Cocteau « Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas. » Salvador Dali 

« Je ne comprends décidément pas pourquoi il est plus glorieux de bombarder une ville que d'assassiner quelqu'un à coups de hache. » Fedor Dostoievski

 « S'il fallait étudier toutes les lois, on n'aurait pas le temps de les transgresser. » Goethe « Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux ! » Eugène Ionesco 

« On n'enseigne pas ce que l'on sait (...); on ne peut enseigner que ce que l'on est. » Jean Jaurès 

« Le cochon n'est devenu sale que par suite de ses fréquentations avec l'homme. » Pierre Loti 

« Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves. » Marcel Mariën

« Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. » Henri Michaux 

« Qui craint de souffrir souffre déjà de ce qu'il craint. » Michel de Montaigne

 « [...] il donnait l'impression de n'avoir jamais de sa vie reçu d'autre courrier que ..

 

maison de quartier saint martial

maison de quartier saint martial à bordeaux

construction neuve - concours

3 535 800 € HT - 1 187 m2

2016

ville de bordeaux

baudin-limouzin architectes

projet de cône à la sauve

projet d'installation artistique

à la Sauve Majeure (33)

2004

frédéric duprat - artiste

philippe baudin- eric limousin - architectes

complexe sportif villeneuve-sur-lot

construction d'un complexe sportif

construction neuve - concours

à villeneuve-sur-lot (47)

1 498 000 € HT - 1020 m2

2007

mairie de villeneuve-sur-lot

baudin-limouzin architectes

Evolution des petites unités d'habitation bordelaises 1/2

appel à idées

mairie de bordeaux

2005

En réponse aux problèmes évoqués dans le cadre du concours d’idée, notre proposition s’attache : À prendre en compte les quartiers d’échoppes comme réserve potentielle évolutive. Notre étude tend à profiter de ces zones peu denses, comme réceptacles de nouvelles populations à accueillir. La force d’une ville réside dans sa capacité à intégrer les mutations. À s’attaquer à la connotation négative contenu dans le terme « lotissement », par la mise en place d’un scénario de mutation multipliant les modes d’habiter - location, colocation, achat, groupé, imposition municipale de la régulation des loyers et du pourcentage de logements sociaux par quartier  + des activités. Ces quartiers s’ouvriraient ainsi à la multiplicité, aux activités tertiaires et/ou artisanales. À ancrer nos simulations dans une réalité économique permettant à un nombre plus important de personnes d’accéder à la ville. À répondre au problème du stationnement, en envisageant de ne rien changer fondamentalement, et de miser sur la disparition à terme de la notion de propriété individuelle de véhicule. À définir une règle de composition des façades sur rue, qui préserve et met en scène la continuité des façades-pierre originelles, par un jeu de décalage ( vertical et horizontal ) entre RDC, R+1 et R+2. Ce retrait du niveau R+1 libère du poids du passé tout en respectant la stabilité de son assise. Établies sur un socle commun, ces surélévations peuvent ainsi se décliner selon. Seule la définition précise des hauteurs de plancher et du retrait, en fonction des caractéristiques des rues, fera office de règle à respecter. Les règles étant définies par les habitants, par quartier.

restaurant / quai de bordeaux (avant)

grande roue - bordeaux

projet de grande roue posées sur la base sous-marine

bordeaux

2009

quartier libération - floirac

aménagement espace public à floirac

concours

2008 - Ville de Floirac

baudin-limouzin architectes mandataires

crotti - forsans - architectes ( Turin )

PROAP - paysage ( Lisbonne )

Créer un paysage urbain. Dans une prospective stratégique de recherche d’une image unitaire, d’une trame commune qui créé la condition de reconnaissance et d’unité du quartier, est proposé le dessin d’une trame en bandes linéaires, parallèles, qui traverse la multiplicité des espaces publics — existants, libérés, et en projet —, et qui configure une tactique ouverte et flexible au niveau fonctionnel, formel et symbolique. Il s’agit d’assumer et d’étendre à l’ensemble des espaces publics d’intervention, un des principes de la Charte esthétique des espaces publics, d’assurer « un rôle refondateur dans l’image du quartier » et, de la qualité de ces lieux, « dépend en partie l’image de l’ensemble et les comportements qui leur seront associés ». La démarche proposée est la création d’un « paysage » qui cherche à donner un projet unitaire du sol, en contraposition aux épisodes construits juxtaposés et qui, dans le même temps, garantit les spécificités et les différences de partie singulière; l’identité du tout et la reconnaissance de chaque partie.

Les terrains de l’étude se situent sur la commune de Floirac, au coeur d’un vaste territoire plan, héritage de la présence conjuguée de la Garonne et du Coteau. Autrefois, la Garonne possédait un bras qui longeait et rongeait le côteau ; Autrefois, le quartier de la Bastide, Floirac, .. étaient une île. Avec le temps, ce bras de fleuve a disparu. L'eau, l'érosion s'est attaquée aux falaises de calcaire, puis s'est retirée, laissant place aux multicouches de sédiments qui modelèrent ce plat pays argileux, humide et brumeux, étendu entre ces deux forces de la nature qui s’opposent à distance, se font face, jouent ensemble, et ondulent parallèlement. Dans un passé plus proche, la terre a ...été domestiquée par la main de l’homme, elle fut plantée de rangs de vigne. A la fin du XIXème siècle, le développement des industries transforme le paysage. La nature fait place au métal décliné sous la forme de voies ferrée, hangars, usines, .. La boue sous les pieds disparaît au profit du calcaire, des lits de ballast et du bitume. La main-d’œuvre suit le mouvement. Elle vient majoritairement d’Espagne, fuyant la misère puis le franquisme. Bordeaux est un port proche de la frontière , une escale sur le chemin du « nouveau monde ». La plupart ne l’atteindront jamais. Entre coteau et usines, la cité ouvrière se développe sous la forme d’une accumulation de maisonnettes acolées à de petits jardins potagers. La ville est un grand village, une agglomération continue dans laquelle les relations sociales, l’appartenance communautaire ont pris l’ascendant sur les besoins en espaces publics. Dans les années soixante dix, l’arrivée des grands ensembles, d’un nouveau modèle d’organisation spatiale bouleverse à nouveau, et cette fois-ci, plus radicalement le paysage. Sur le Bas Floirac, les hautes barres du quartier Libération apparaîssent, visibles depuis Bordeaux. Sur place, les populations s’observent et s’ignorent. Les utopies modernistes amputées de leurs vâleurs d’humanité accouchent d’une souris qui vieillit mal. Vingt-quatre nationalités sont aujourd’hui présentes sur ce périmètre enclavé entre quatre avenues. La terre appartient à tous et par conséquence à personne. Si par définition, un quartier est une division administrative d'une ville, de par sa fonction, son profilage économique et politique, ses distinctions de souches géographiques, culturelles et généalogiques, Libération est le seul quartier du bas Floirac, identifiable aux multiples ruptures qui le différencie du continuum de l’histoire de la commune.

La Cité de la Libération(en transformation). L’heure du renouveau a sonné. Sous l’impulsion d’une volonté politique globale, tous les propriètaires des terrains divisés en de nombreuses parcelles s’accordent pour tendre vers un objectif commun. L’omniprésence des défaites du passé pousse chaque intervenant vers une prise en compte attentive du lien avec l’environnement immédiat, de la mixité sociale ainsi que de l’appartenance à une collectivité. Pour exister pleinement à l’échelle d’une ville, un quartier doit avant tout être un lieu de vie. Non plus un lieu de passage, un lieu à fuir ou bien qui figerait dans des rapports sociaux amollissants, et désespérés. Les « besoins » basiques, doivent pouvoir s’y accomplir, de la cellule familiale à la rencontre avec la société dont on fait partie — sans peur. Et avoir la liberté d’en partir, et la possibilité d’y rester de la naissance à la mort. Faire parti d’un monde en mouvement. Etre à la fois autonome et dépendant de ses curiosités. 

L’Espace public majeur Libération. (un espace complexe et fragmenté, non hiérarchisé, dispersé, etc.)De par sa morphologie, la ville de Floirac est dépourvue de place, d’espace urbain de convergence, de repère ou de halte accompagnant les cheminements journaliers de ses habitants. Projectivement, après transformation, à l’échelle de la ville, l’espace majeur Libération fera office de quasi-seul espace urbain public, dégagé, ouvert et accessible à tous. Pour peu qu’ils aient un sens limpide, les cheminements, les liaisons sont autant de possibilités de mouvements, de dialogues, de repères, de moyens de lectures d’une ville.

La réflexion initiale sur le projet se base sur la volonté d’unir « idéalement » en un seul périmètre les aires d’intervention. La centralité de l’avenue de la Libération, comme axe structurant entre coteau et Garonne, et de l’Espace public Majeur Libération comme lieu de la vie publique, est évidente, comme l’est la stratégie du projet construit selon deux ordres unitaires et complémentaires : D’une part, un élément structurant simple, géométrique, et, d’autre part un élément flexible et multiple, adaptable au lieu et aux espaces singuliers. L’élément structurant géométriqueest défini par la succession de bandes longitudinales, de largeurs différentes, et dont l’orientation reprend celle donnée par le plan d’urbanisme réalisé par la Ville et concernant les nouveaux équipements publics et les édifices destinés à la résidence. Le second élément, plus articulé, défini une tramequi se développe, apparemment de façon aléatoire, mais reste contenu dans les largeurs de bandes longitudinales, tout en permettant une caractérisation différenciée des limites du domaine public et des abords des éléments construits existants ou à réaliser. Si le graphisme général lie et re-connecte le tout, devenant une sorte de tapis commun entre les singuliers épisodes, la caractérisation de chaque bande, de chaque signe — à travers les diversités de matériel, de couleur, de grain et de texture, de dénivelés altimétriques — devient le moyen de garantir la spécificité de chaque lieu et de chaque élément du quartier. La dialectique entre la trame des bandes et la caractérisation de chacune d’entre elles est le thème central du travail sur le projet ; dialectique qui met en tension la vision générale et l’attention au particulier.

école d'architecture Bx - Extension

construction d'un bâtiment pédagogique

pour l'ENSAP Bordeaux

construction neuve - concours

1998 - DDE 33

philippe baudin architecte

associé à 

catherine manival - architecte

olivier lhemans - architecte